ZICO Île Blanche
Rivière-du-Loup, Québec
Résumé de Site
QC048 Latitude
Longitude
47,937° N
69,668° O
Altitude
Superficie
0 - 10 m
15,24 km²
Habitats:
forêt mixte (tempérée), arbustes ou brousailles, prairie naturelle, falaise côtière ou littoral rocheux
Usages:
Conservation de la nature et recherche, Loisir et tourisme
Menaces potencielles ou existantes:
dérangement des oiseaux, interactions avec les espèces indigènes ou maladie, déversements d'hydrocarbures
Catégorie: significative au niveau mondial: espèce(s) grégaire(s)
Status de protection: Réserve nationale de faune (fédéral)
Accès réservé pour les coordonnateurs des ZICO
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Accès


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Description du site
L'île Blanche, qui repose presque en plein coeur de l'estuaire du Saint-Laurent, est située à 10,5 km au large de la ville de Rivière-du-Loup et à 2,4 km au nord-est de l'île aux Lièvres. Il s'agit d'une île composée de schiste argileux qui comprend 4,5 ha de végétation. La forêt d'épinettes blanches et de bouleaux à papier, qui couvre la majeure partie de l'île, a été éclaircie de façon considérable par la mort de plusieurs arbres en raison du nombre élevé d'oiseaux nicheurs et de l'exploitation forestière à petite échelle qui y a été effectuée au début des années 60. La forêt est entourée d'une étroite bande de végétation herbacée et de broussailles. À marée basse, l'important espace littoral formé de roches sédimentaires situé entre les plus hautes et les plus basses eaux se découvre laissant apparaître de nombreuses cavités remplies d'eau. L'amplitude moyenne des marées est d'environ 3,5 m et la température moyenne annuelle à ce site est de 3º C.
Oiseaux
L'île Blanche héberge une importante colonie d'Eiders à duvet qui a été recensée à 22 occasions entre 1965 et 2000. On y a ainsi dénombré en moyenne 2665 nids, ce qui représente environ 1 % de la population nicheuse en Amérique du Nord et environ 3 % de la population de l'Atlantique (s.e. dresseri) pour cette espèce. Le plus grand décompte a permis de rapporter 4832 nids en 1984, alors que le plus petit faisait état de 1332 nids, en 1995. La densité de nids d'eiders sur l'île est très élevée avec 844 nids par hectare.

L'île Blanche s'avère également un lieu très important pour les limicoles durant la migration automnale. On y a ainsi déjà recensé un total de 7020 oiseaux, et on y a aussi enregistré un nombre aussi élevé que 180 Bécasseaux violets, ce qui correspond à près de 2 % de la population en Amérique du Nord pour cette espèce.

Le site a également abrité d'autres colonies d'oiseaux aquatiques nichant dans les arbres, mais ces dernières ont disparu étant donné que la forêt n'était plus en mesure de les accueillir. La colonie de Bihoreaux gris a, par exemple, déjà compté 130 nids en 1966, mais, dès l'année suivante, celle-ci n'en regroupait plus que 80 avant de disparaître complètement en 1986. Le même scénario s'applique pour la colonie de Grands Hérons, de 180 nids en 1967, elle n'en comptait plus aucun à partir de 1999. Il a aussi déjà été rapporté qu'entre 700 à 1640 nids de Cormorans à aigrettes ont été observés entre 1965 et 1979, mais ce nombre a décliné considérablement au cours des années 80 et 90, jusqu'en 1999, année où aucun couple n'a niché sur l'île.

Enfin, cinq recensements effectués entre 1965 et 1990 ont permis de révéler qu'en moyenne 695 couples de Goélands argentés et 53 couples de Goélands marins étaient présents à ce site.




IBA Criteria
EspèceT | A | I Liens Date Saison Nombre G C N
Bécasseau violet 2014 WI 458
Guillemot à miroir 1980 WI 2 240
Note: les espèces en gras dans ce tableau indiquent que le nombre maximum d'oiseaux à ce site excède au moins l'un des seuils de population (national, continental ou global). Il se peut que le site ne se qualifie pas à ce niveau de ZICO se nombre maximum correspondait à une observation exceptionnelle ou à une donnée historique.
 
Enjeux de conservation
Les épidémies de choléra aviaire survenues en 1964 et 1966 ont touché de façon importante la population d'eiders de l'île; il a en effet estimé que 1000 et 700 femelles adultes respectivement ont succombé à la maladie (le nombre de femelles étant évalué à environ 4000 chaque année). Aucune autre espèce nichant sur l'île n'a cependant souffert de cette maladie. La grande densité d'eiders que l'on rencontre à cet endroit augmente les probabilités d'apparition de la maladie.

Le nombre élevé d'oiseaux attire également un grand nombre de curieux qui effectuent leurs observations à partir de leur embarcation, au printemps. Cette approche peut parfois, de façon non intentionnelle, déranger les oiseaux. Enfin, il est à noter qu'un déversement d'hydrocarbures reste toujours possible étant donné le nombre important de pétroliers qui passent à proximité du site.

Habitat du Poisson
Le paysage régional se définit par la présence de marais à spartine, d'herbiers de zostère marine, d'estrans rocheux et de plages de gravier et de galets. Certaines rivières du territoire sont d'importants sites de fraie pour l'éperlan arc-en-ciel (population du sud de l'estuaire du Saint-Laurent). Au début de l'été, on peut parfois observer le capelan qui roule sur les plages lors de sa reproduction. La dévalaison de l'anguille d'Amérique vers ses sites de reproduction dans l'Atlantique, qui a lieu à l'automne, permet la pratique de la pêche à la fascine. Deux autres espèces exploitées commercialement sillonnent les eaux libres de l'estuaire : l'esturgeon noir et le hareng atlantique.

La perte d'habitat du poisson demeure une problématique majeure dans la région. Les aboiteaux, par exemple, ont diminué grandement les sites propices à la reproduction du poisson, tandis que les terres agricoles en bordure du fleuve, le développement résidentiel et de villégiature et l'érosion côtière sont responsables de la destruction de plusieurs écosystèmes riverains.

Principales espèces présentes :
Anguille d'Amérique
Alose savoureuse
Capelan
Éperlan arc-en-ciel (population du sud de l'estuaire du Saint-Laurent)
Épinoches
Esturgeon noir
Hareng atlantique
Flore
Les îles rocheuses du secteur sont formées de schistes et de quartzite. Malgré les conditions peu propices à l'enracinement, certaines espèces floristiques parviennent à y croître. Sur le côté exposé aux vents, on y retrouve principalement des mousses et des plantes basses comme le genévrier et la canneberge. Les secteurs plus à l'abri présentent des zones boisées où dominent les épinettes. Dans la portion balayée par les marées, les algues colonisent le substrat rocheux.

La barrière géographique que constitue le fleuve Saint-Laurent procure aux ZICO insulaires une protection naturelle, souvent rehaussée d'une protection juridique. Toutefois, la pollution des eaux et les risques de déversements d'hydrocarbures demeurent des enjeux préoccupants pour la flore et la faune du secteur.

Principales espèces présentes :
Canneberge
Épinettes
Genévrier horizontal

Le programme des ZICO est une initiative de conservation internationale coordonnée par BirdLife International. Les co-partenaires canadiens du programme des ZICO sont Études d'Oiseaux Canada et Nature Canada.
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