ZICO Îles Pèlerins
Saint-André-de-Kamouraska, Québec
Résumé de Site
QC049 Latitude
Longitude
47,729° N
69,727° O
Altitude
Superficie
0 - 45 m
33,96 km²
Habitats:
forêt de conifères (tempérée), falaise côtière ou littoral rocheux, éboulis ou rochers
Usages:
Conservation de la nature et recherche, Loisir et tourisme, Terrain urbain, industriel ou servant au transport
Menaces potencielles ou existantes:
dérangement des oiseaux, interactions avec les espèces indigènes ou maladie, déversements d'hydrocarbures
Catégorie: significative au niveau mondial: espèce(s) grégaire(s)
Status de protection: Réserve nationale de faune (fédéral)
Accès réservé pour les coordonnateurs des ZICO
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Accès


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Description du site
Les îles Pèlerins sont un ensemble de cinq îles qui se situent à 4 km au large de la localité de Saint-André-de-Kamouraska, sur la rive sud de l'estuaire du Saint-Laurent, à environ 20 km à l'ouest de la ville de Rivière-du-Loup. L'ensemble comprend Le Gros Pèlerin (22 ha), Le Pèlerin du Milieu (35 ha), Le Pèlerin du Jardin (23 ha), Le Long Pèlerin (45 ha) et Le Petit Pèlerin (12 ha). Ces îles, formées principalement de quartzite, sont pourvues de falaises côtières qui atteignent souvent plus de 30 m de hauteur et plus de 45 m de hauteur sur la côte nord-ouest des îles Le Gros Pèlerin et Le Long Pèlerin. Une forêt de conifères, principalement composée d'épinettes blanches, de sapins baumiers, de pins gris et de pins rouges, domine l'ensemble. On ne retrouve aucune habitation sur les îles, à l'exception du phare situé sur l'île Le Long Pèlerin. La température moyenne annuelle à ce site est de 3º C et l'amplitude moyenne des marées est de 3,5 m.
Oiseaux
Les îles Pèlerins accueillent d'importantes colonies d'oiseaux marins, et il est à noter que les cinq îles sont utilisées par les oiseaux nicheurs. La vaste colonie de Petits Pingouins, par exemple, regroupe en moyenne 2017 oiseaux (moyenne de cinq années comprises entre 1974 et 1999), ce qui représente 3 % de la population nord-américaine pour cette espèce. Cette colonie est également particulière, car il s'agit de celle qui se situe le plus à l'ouest, à l'intérieur de l'estuaire du Saint-Laurent. Le Guillemot à miroir, un autre alcidé, est également présent à ce site en grand nombre avec une moyenne de 731 oiseaux (moyenne de quatre années comprises entre 1974 et 1999).

Entre 1965 et 1970, il a aussi été estimé qu'au minimum 1000 Goélands argentés nicheurs fréquentaient les cinq îles et, au cours du recensement de 1990, 1255 nids de cette espèce ont été trouvés, ce qui équivaut à environ 1 % de la population nord-américaine nicheuse estimée. À certaines périodes, il a également été constaté que le nombre de Cormorans à aigrettes atteignait des proportions assez élevées avec 1500 couples rapportés en 1945 et entre 1000 et 2000 couples présents la plupart du temps au cours des années 70 et 80. Plus récemment, la population ne comptait que quelques centaines d'individus.

Les îles hébergent également d'autres espèces d'oiseaux nichant en colonie, dont l'Eider à duvet, le Bihoreau gris (maximum de 380 nids, mais 11 nids seulement trouvés en 1990), le Grand Héron (maximum de 75 nids et 17 nids trouvés en 1990), le Goéland marin (84 nids en 1990) et la Mouette tridactyle (277 nids en 1999). La colonie d'Eiders à duvet a déjà regroupé quelques centaines de couples, mais, depuis les années 90, celle-ci a décliné de façon importante en partie en raison de la prédation causée par le renard roux. Des observations de renards roux ont été rapportées sur l'île Le Pèlerin du Milieu entre 1995 et 1998, et il est fort probable que les autres îles en comptent un certain nombre aussi.




IBA Criteria
EspèceT | A | I Liens Date Saison Nombre G C N
Guillemot à miroir 1985 SU 1 301
Petit Pingouin 1990 - 2016 SP 663 - 1 484
Petit Pingouin 1971 - 1999 SU 767 - 3 859
Note: les espèces en gras dans ce tableau indiquent que le nombre maximum d'oiseaux à ce site excède au moins l'un des seuils de population (national, continental ou global). Il se peut que le site ne se qualifie pas à ce niveau de ZICO se nombre maximum correspondait à une observation exceptionnelle ou à une donnée historique.
 
Enjeux de conservation
Le fleuve Saint-Laurent s'avère l'une des plus importantes voies maritimes en Amérique d Nord; par conséquent, les déversements d'hydrocarbures constituent toujours une menace pour les îles de ce secteur.

Les grands rassemblements d'oiseaux attirent également un nombre élevé de touristes, surtout au printemps. Le passage fréquent d'embarcations près des îles peut s'avérer une source de dérangement des oiseaux.

La Société Duvetnor, un organisme qui se consacre à préserver les espèces et les habitats fauniques, s'occupe de la conservation des îles. Une partie de l'île Le Long Pèlerin fait partie de la Réserve nationale de faune des îles de l'estuaire et est gérée par le Service canadien de la faune.

Habitat du Poisson
Le paysage régional se définit par la présence de marais à spartine, d'herbiers de zostère marine, d'estrans rocheux et de plages de gravier et de galets. Certaines rivières du territoire sont d'importants sites de fraie pour l'éperlan arc-en-ciel (population du sud de l'estuaire du Saint-Laurent). Au début de l'été, on peut parfois observer le capelan qui roule sur les plages lors de sa reproduction. La dévalaison de l'anguille d'Amérique vers ses sites de reproduction dans l'Atlantique, qui a lieu à l'automne, permet la pratique de la pêche à la fascine. Deux autres espèces exploitées commercialement sillonnent les eaux libres de l'estuaire : l'esturgeon noir et le hareng atlantique.

La perte d'habitat du poisson demeure une problématique majeure dans la région. Les aboiteaux, par exemple, ont diminué grandement les sites propices à la reproduction du poisson, tandis que les terres agricoles en bordure du fleuve, le développement résidentiel et de villégiature et l'érosion côtière sont responsables de la destruction de plusieurs écosystèmes riverains.

Principales espèces présentes :
Anguille d'Amérique
Alose savoureuse
Capelan
Éperlan arc-en-ciel (population du sud de l'estuaire du Saint-Laurent)
Épinoches
Esturgeon noir
Hareng atlantique
Flore
Les îles rocheuses du secteur sont formées de schistes et de quartzite. Malgré les conditions peu propices à l'enracinement, certaines espèces floristiques parviennent à y croître. Sur le côté exposé aux vents, on y retrouve principalement des mousses et des plantes basses comme le genévrier et la canneberge. Les secteurs plus à l'abri présentent des zones boisées où dominent les épinettes. Dans la portion balayée par les marées, les algues colonisent le substrat rocheux.

La barrière géographique que constitue le fleuve Saint-Laurent procure aux ZICO insulaires une protection naturelle, souvent rehaussée d'une protection juridique. Toutefois, la pollution des eaux et les risques de déversements d'hydrocarbures demeurent des enjeux préoccupants pour la flore et la faune du secteur.

Principales espèces présentes :
Canneberge
Épinettes
Genévrier horizontal

Le programme des ZICO est une initiative de conservation internationale coordonnée par BirdLife International. Les co-partenaires canadiens du programme des ZICO sont Études d'Oiseaux Canada et Nature Canada.
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