| ZICO |
Falaises de l'île d'Entrée Îles-de-la-Madeleine, Québec |
| Résumé de Site |
| QC018 |
Latitude Longitude |
47,286° N 61,692° O |
Altitude Superficie |
0 - 175 m 1,06 km² |
Habitats:
falaise côtière ou littoral rocheux
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Usages:
Agriculture, Zone à l'état naturel (non utilisée), Loisir et tourisme, Terrain urbain, industriel ou servant au transport
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Menaces potencielles ou existantes:
dérangement des oiseaux, érosion, déversements d'hydrocarbures
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| Catégorie: significative au niveau mondial: espèce(s) grégaire(s) |
| Status de protection: Habitat faunique (provicial) |
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Description du site
L'île d'Entrée est située à 9 km à l'est de l'île du Havre Aubert, à l'intérieur de l'archipel des Îles-de-la-Madeleine. On peut y accéder quotidiennement en empruntant un traversier à partir de la localité de Cap-aux-Meules, située sur l'île du même nom. Les falaises de grès qui s'élèvent jusqu'à 175 m au-dessus de la mer se trouvent à l'extrémité nord-est de l'île. Ces falaises, ainsi que deux petits rochers adjacents, s'avèrent des lieux de nidification importants pour les oiseaux marins. Le paysage du reste de l'île, qui est habitée, se compose de champs cultivés et de prairies herbeuses. On peut rejoindre les falaises à pied ou prendre une excursion en bateau à partir du port de Cap-aux-Meules pour pouvoir les observer.
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Oiseaux
Les falaises de l'île d'Entrée constituent un territoire de nidification important pour plusieurs espèces d'oiseaux marins, incluant le Grand Cormoran et la Mouette tridactyle. En 1990, 168 Grands Cormorans ont été dénombrés à cet endroit, ce qui correspond à environ 1,4 % de la population nord-américaine estimée. En 1976 et 1982, les recensements effectués signalaient des résultats encore plus impressionnants avec, respectivement, 350 et 400 individus observés. Cette cormorandière semble exister depuis au moins 1924, année où 7 couples ont été recensés par H. F. Lewis. Quant aux Mouettes tridactyles, leur nombre n'a cessé de progresser au cours des années, passant de 12 couples en 1972, à 38, en 1976 et à 1390, en 1990.
Parmi les autres espèces d'oiseaux marins qui nichent à cet endroit, on retrouve le Goéland marin (11 couples), le Goéland argenté (84 couples), le Guillemot à miroir (37 couples) et le Petit Pingouin (82 couples).
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IBA Criteria |
| Espèce↓ T | A | I |
Liens |
Date |
Saison |
Nombre |
G |
C |
N |
| Grand Cormoran |
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1982 |
FA |
400 |
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✔ |
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| Grand Cormoran |
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1976 - 2008 |
SU |
250 - 400 |
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✔ |
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Note: les espèces en gras dans ce tableau indiquent que le nombre maximum d'oiseaux à ce site excède au moins l'un des seuils de population (national, continental ou global). Il se peut que le site ne se qualifie pas à ce niveau de ZICO se nombre maximum correspondait à une observation exceptionnelle ou à une donnée historique.
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Enjeux de conservation
En 1993, les falaises de l'île d'Entrée ont été désignées «habitat faunique – colonie d'oiseaux» en vertu de la Loi sur conservation et la mise en valeur de la faune du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP). La cormorandière fait partie d'un «lot commun», ce qui signifie que le secteur est sous la responsabilité de la municipalité. Le ministère de l'Environnement et de la Faune joue également un rôle dans la gestion de cette colonie.
Les principales menaces qui pèsent sur l'ensemble des oiseaux marins qui nichent à ce site sont les déversements d'hydrocarbures et l'érosion occasionnée par le vent et les marées. Le dérangement excessif des oiseaux est également un autre facteur à considérer étant donné qu'il est possible d'approcher les falaises à pied ou en bateau.
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