ZICO Le Pilier de Pierre
Montmagny, Québec
Résumé de Site
QC098 Latitude
Longitude
47,205° N
70,363° O
Altitude
Superficie
0 - 10 m
1,44 km²
Habitats:
anse ou autre élément du rivage (marin)
Usages:
Autre
Menaces potencielles ou existantes:
dérangement des oiseaux, collecte d'oeufs, déversements d'hydrocarbures
Catégorie: significative au niveau national: espèce(s) grégaire(s), concentrations d'oiseaux aquatiques ou marins coloniaux
Status de protection:
Accès réservé pour les coordonnateurs des ZICO
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Accès


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Description du site
Le Pilier de Pierre est un îlot rocheux qui fait partie de l'archipel de Montmagny et qui est situé à environ 5,5 km de la rive sud de l'estuaire moyen du Saint-Laurent, non loin du village de Saint-Jean-Port-Joli. Le site, d'une superficie de 6 ha, possède peu de végétation et est inhabité. La zone intertidale est principalement composée d'affleurements rocheux.
Oiseaux
Jusqu'à six espèces d'oiseaux ont déjà utilisé ce site lors de la saison de nidification, soit les Goélands argenté, marin et à bec cerclé, la Sterne pierregarin, le Cormoran à aigrettes et l'Eider à duvet. Parmi ces espèces, c'est le Goéland à bec cerclé que l'on retrouve en plus grand nombre avec, en moyenne, 6371 couples à avoir été recensés lors des six inventaires qui ont été effectués entre 1979 et 2000, et leur nombre n'a cessé d'augmenter depuis 1971, atteignant un maximum de 9239 couples en 2000. Cette colonie est l'une des plus importantes du genre à exister à l'intérieur du système fluvial du Saint-Laurent.

Le Cormoran à aigrettes est l'espèce qui arrive en deuxième position avec 440 nids à avoir été dénombrés lors d'un recensement aérien qui a été effectué en 1999. Quant au Goéland argenté, il arrive au troisième rang avec une moyenne de 31 nids à avoir été rapportés lors des six inventaires qui ont été effectués entre 1979 et 2000. Il est à noter que le Goéland marin, la Sterne pierregarin et l'Eider à duvet ont cessé d'utiliser cet endroit lors de la saison de nidification, peut-être en raison du dérangement qui a été occasionné par les humains. Ces espèces n'ont toutefois jamais représenté une grande proportion du nombre d'oiseaux présents à ce site.




IBA Criteria
EspèceT | A | I Liens Date Saison Nombre G C N
Note: les espèces en gras dans ce tableau indiquent que le nombre maximum d'oiseaux à ce site excède au moins l'un des seuils de population (national, continental ou global). Il se peut que le site ne se qualifie pas à ce niveau de ZICO se nombre maximum correspondait à une observation exceptionnelle ou à une donnée historique.
 
Enjeux de conservation
Les déversements d'hydrocarbures constituent toujours une menace pour ce site étant donné qu'il se situe à l'intérieur du système fluvial du Saint-Laurent. Quant au déclin de certaines espèces, il est peut-être attribuable à la collecte d'oeufs et au dérangement des oiseaux par les humains vivant dans les localités voisines.
Habitat du Poisson
Le marais à scirpe est l'habitat typique en bordure du littoral dans la région. Le fleuve présente un faible taux de salinité et la présence de marées remodèle constamment le paysage riverain. Plusieurs espèces, tels l'éperlan arc-en-ciel (population du sud de l'estuaire du Saint-Laurent) et le poulamon atlantique, fréquentent les zones en eaux peu profondes. De nombreuses espèces migratrices (anadromes et catadromes) sillonnent également les eaux du fleuve à cette hauteur. En plus des deux espèces mentionnées précédemment, on retrouve l'alose savoureuse, l'esturgeon noir et l'anguille d'Amérique, trois espèces prisées pour leur chair.

Des pressions de plusieurs origines menacent cependant la qualité et la disponibilité des habitats aquatiques. L'expansion des terres agricoles, le développement résidentiel, la villégiature et l'artificialisation des rives représentent des pertes d'habitats importantes. La présence d'obstacles difficiles à franchir limite les déplacements des poissons qui ne peuvent atteindre leur site de reproduction. Finalement, l'entretien de la voie maritime pour la navigation commerciale (dragage et rejet de sédiments dragués) réduit la qualité de l'eau et provoque la destruction de frayères. La diminution de la population de l'esturgeon noir dans le Saint-Laurent serait notamment attribuable à cette problématique. En raison de l'altération d'habitat, d'une forte exploitation de la pêche commerciale et sportive et du non-respect de la réglementation, la population de bar rayé de l'estuaire du Saint-Laurent a disparu vers 1968. En 2002, un important programme de réintroduction de cette espèce a été mis sur pied par le gouvernement provincial afin de permettre son rétablissement. Entre 2002 et 2009, plus de 6 300 bars rayés et 6,5 millions de larves ont été introduits dans l'estuaire du Saint-Laurent. Un réseau de suivi des bars rayés dans le fleuve a été créé en 2004 afin de suivre l'évolution de cette population.

Principales espèces présentes :
Alose savoureuse
Anguille d'Amérique
Bar rayé
Doré noir
Éperlan arc-en-ciel (population du sud de l'estuaire du Saint-Laurent)
Esturgeon jaune
Esturgeon noir
Gaspareau
Poulamon atlantique
Flore
Les îles rocheuses du secteur sont formées de schistes et de quartzite. Malgré les conditions peu propices à l'enracinement, certaines espèces floristiques parviennent à y croître. Sur le côté exposé aux vents, on y retrouve principalement des mousses et des plantes basses comme le genévrier et la canneberge. Les secteurs plus à l'abri présentent des zones boisées où dominent les épinettes. Dans la portion balayée par les marées, les algues colonisent le substrat rocheux.

La barrière géographique que constitue le fleuve Saint-Laurent procure aux ZICO insulaires une protection naturelle, souvent rehaussée d'une protection juridique. Toutefois, la pollution des eaux et les risques de déversements d'hydrocarbures demeurent des enjeux préoccupants pour la flore et la faune du secteur.

Principales espèces présentes :
Canneberge
Épinettes
Genévrier horizontal

Le programme des ZICO est une initiative de conservation internationale coordonnée par BirdLife International. Les co-partenaires canadiens du programme des ZICO sont Oiseaux Canada et Nature Canada.
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